Monsieur Soleil
Publié : 24 février 2013 Classé dans : Bien être, Société, Travail | Tags: comportement, relationnel 3 Commentaires »Installé pour un vol d’une heure environ entre Marseille et Paris, j’ai le plaisir de voir une très jolie jeune femme s’assoir dans le siège près de moi. Elle se montre rapidement communicante et enjouée et m’explique (sans aucune sollicitation de ma part) les raisons de son voyage. Elle va rejoindre son mari qui l’attend à l’aéroport, pour un week-end de visite de la capitale.
Elle bavarde, et en quelques instants je sais beaucoup de choses d’elle, de son mari et de leurs métiers respectifs.
Sans doute mise en confiance par mon écoute, elle me livre quelques confidences. Elle adore son mari mais rencontre avec lui des difficultés de communication et d’organisation.
Quelques questions vont me livrer les clés de leurs tensions. Il est aussi organisé qu’elle est dispersée, aussi taciturne qu’elle est enjouée, tourné vers le passé alors qu’elle accumule les projets d’avenir …
Mon diagnostic, à la lumière des outils comportementaux que je pratique est rapide, alors je décide de m’amuser. Je prends un air inspiré et en quelques phrases je lui raconte certains aspects de SA vie, comme si nous étions de vieux amis :
- Votre mari prépare toujours tout et vous aimeriez tellement être surprise, de temps en temps …
- Vous êtes surement un peu dépensière, alors que lui fait très attention à l’argent …
- Il doit toujours réfléchir avant de prendre une décision, alors que vous n’écoutez que votre intuition et décidez vite …
- Et puis, il est tellement lent …
- De plus, il n’aime que ce qu’il connait déjà, alors que vous n’êtes séduite que par la nouveauté …
- Quand il lit, c’est un crayon à la main, et pendant qu’il digère un seul livre, vous en avez déjà commencé cinq, que vous ne finirez pas …
- Vous êtes ouverte et vous faites naturellement confiance aux gens que vous rencontrez (la preuve). A l’inverse, vous trouvez votre mari trop méfiant, presque parano …
Elle me regarde effarée et n’a qu’une phrase :
« Mais, comment savez-vous tout çà ? Vous êtes incroyable ! Vous êtes voyant ? »
Sa réflexion m’amuse : non, je ne suis pas Monsieur Soleil ! Je ne suis qu’un coach attentif, qui observe, questionne et applique quelques techniques efficaces …
Coacher la chance
Publié : 23 février 2013 Classé dans : Bonheur, Société, Travail | Tags: Chance, pensée positive 3 Commentaires »
C’est une question de fond : l’individu chanceux existe-t-il ? Si la réponse semble être OUI, les choses ne sont pas aussi simples que çà, car en fait, la chance et le succès se construisent !
C’est ce que démontre Richard Wiseman, psychologue de l’université anglaise d’Hertfordshire. Pour le professeur, c’est quand on commence soi-même à croire dans sa chance … qu’elle arrive. Une étude destinée à vérifier cette affirmation fait apparaître une relation directe entre ceux qui estiment "avoir de la chance" et quatre principes élémentaires.
1. Le chanceux sait accroître les opportunités
Les grands chanceux rendent grâce au hasard, car ils y trouvent toujours un bénéfice. Ils parviennent à tirer systématiquement profit de l’imprévu car ils le perçoivent de façon positive et comme une chance qui leur arrive. En acceptant de nouvelles expériences, on se crée de nouvelles opportunités. Rester souple et souriant face au hasard, s’est s’accorder plus de chances de profiter autrement, des opportunités de la vie.
2. Le chanceux suit son intuition
Ceux qui ont de la chance, savent prendre une décision « à l’intuition ». Ils font confiance à leur feeling et agissent immédiatement. Gain de temps et réactivité vont leur donner une avance sur les autres. Pour écouter son intuition et prendre une décision positive, il suffit de rester tendu vers l’avenir, et de rester confiant. En éloignant les pensées négatives, on augmente mathématiquement toutes les chances de faire un choix « positif » et gagnant.
3. Le chanceux a confiance en l’avenir
Il est toujours persuadé que ses ennuis (car il en a aussi) vont vite cesser et que demain sera une bonne journée. Il croit que les futurs actions qu’il va mener seront propices et ne baisse pas les bras, car il ne pense qu’aux succès qui arrivent. Pour s’en sortir et gagner, il faut être persuadé que l’on va … s’en sortir et gagner ! C’est une évidence.
4. Le chanceux transforme les échecs en facteurs positifs
Les chanceux habitués à gagner, mettent en œuvre une certitude et une force psychologique, qui leur permet de forcer les décisions et de rebondir même dans les pires situations. Quand celui qui doute baisse les bras face à l’échec, celui qui « croit » en son succès soulève des montagnes. Il relativise ses difficultés et pense que cela aurait pu être plus grave, et il trouve dans son entourage des exemples de succès qui le remotivent. Le chanceux possède une « boite à outils » mentale qui lui permet de toujours repartir d’un échec passé, vers un succès futur.
La chance se gagne deux fois : dans la tête, puis dans l’action !
Relationnel : avez-vous l’intention ?
Publié : 23 février 2013 Classé dans : Bien être, Entreprise, Société | Tags: comportement, développement personnel, sentiments Poster un commentaire »
Il y a une compétence relationnelle très utile qu’aucune méthode comportementale ne développe, c’est notre capacité à percevoir la véritable Intention de l’autre.
Dans notre société, il faut beaucoup de recul et de maturité pour oser exprimer très directement nos sentiments vis à vis de nos interlocuteurs. Les remarques que nous faisons et les questions que nous leur posons, ne révèlent pas toujours nos pensées les plus profondes. Mais il faut bien admettre que dans un monde de transparence totale et en l’absence de toute diplomatie, notre quotidien deviendrait rapidement inconfortable.
Si vous êtes d’accord avec cette affirmation, vous possédez déjà un puissant levier d’action. En effet, percevoir l’intention réelle de l’autre c’est PRENDRE UNE AVANCE sur lui. Plus encore, si vous osez lui montrer que vous avez perçu son intention, vous PRENDREZ LE POUVOIR sur la relation. Bien sur, il y a forcement un facteur de risque : soit cette relation cassera, soit elle sera encore plus forte et enrichissante.
Comment faire ? Rien n’est plus simple. Nous avons tous une capacité de raisonnement qui nous permet de répondre sans naïveté (et sans paranoïa) à ces questions faciles :
- Pourquoi me dit-il cela ?
- Pourquoi me pose-t-il cette question ?
Cette démarche a trois avantages : elle va nous obliger à réfléchir, nous éviter de répondre trop vite et presque toujours, nous révéler les intentions véritables de notre interlocuteur à notre égard. Compliqué ? Non, il suffit de prendre un instant pour se poser la bonne question ! Essayez !
Laissez-moi vous donner un exemple personnel dont je conserve un souvenir très vivant …
Il y a quelques mois, je suis appelé à travailler avec un spécialiste parisien du développement personnel. Un garçon aussi sympathique que compétent, et nous prenons beaucoup de plaisir à collaborer pendant plusieurs jours.
Ce que je sais de sa vie privée et certains indices, m’amènent à me poser une question qui n’a rien à voir avec notre business. Je m’interroge : est-il homosexuel ? Bien sur cela ne change rien, c’est une simple question de curiosité qui vient à l’esprit, comme de connaître son signe zodiacal ou de savoir combien il mesure …
A un moment de nos entretiens, il m’emmène dans un exercice (périlleux) de questionnement, dans lequel je dois répondre très vite et sans trop réfléchir … Il se lève d’un bond et tend un doigt vers moi :
« A toi, une question personnelle, vite ! » « Heu, …….. Tu es marié ? »
Il a un grand éclat de rire et s’assied face à moi. Après un moment de silence, il me dit : « Qu’est ce qui te gène ? Pourquoi tu ne me demandes pas directement … si je suis homo ? »
Croyez-moi, à ce moment là vous vous sentez mis à jour et vous perdez le pouvoir … !
Alerte au marketing de réseau.
Publié : 23 février 2013 Classé dans : Entreprise, Société, Travail | Tags: marketing reseau, travail à domicile, VDI Poster un commentaire »(Nota : dans l’article qui suit, nous faisons la différence entre les vendeurs en réunions qui représentent en direct une marque et font bénéficier leurs clients d’un circuit de vente court, des réseaux multi-niveaux, dérivés légaux de la vente pyramidale)
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Les difficultés financières générées par le chômage et la crise, poussent beaucoup d’entre nous à rechercher des compléments de revenus. Pour avoir rencontré de nombreux déçus et mettre en garde les candidats, voila un petit guide sur la manière dont se monte un réseau de Vente à Domicile multi-niveaux.
Le produit à vendre.
Il s’agit généralement de produits consommables (et donc renouvelables), dans le domaine des cosmétiques, du bien-être, des substituts ou des compléments alimentaires, de l’hygiène, du nettoyage etc… Pour viser large, le concept vendu concerne tout le monde en répondant à un besoin universel. Le produit peut être original ou d’une grande banalité, et on pourra même parfois trouver dans n’importe quel hypermarché, des offres concurrentes beaucoup moins chères. L’essentiel n’est pas là.
Trois principes structurent l’offre en marketing de réseau :
- Elle doit contenir une promesse individuelle à caractère « affectif » (aller mieux, devenir riche, mincir …)
- Le produit doit apparaître comme différent des autres, voire être perçu comme unique sur son marché.
- Il doit être valorisant pour celle ou celui qui va l’utiliser (positionnement haut de gamme, changement positif de vie ou de look, ascension sociale, réalisation d’une bonne affaire, appartenance à une caste d’élus qui « savent » et consomment de façon intelligente …). Enfin, autour d’une idée centrale déclinée largement, une gamme cohérente complémentaire sera créée (saveurs diverses, usages multiples, conditionnements différents …).
Le marketing.
C’est un élément clé du système. Il s’agit de pousser à l’extrême un ou plusieurs aspects qui seront présentés comme faisant toute la différence. En effet, on doit justifier par quelques avantages « exclusifs » une tarification souvent exorbitante. Dans cet esprit, le packaging devra être soigné, pour valoriser le contenu comme l’acheteur. La gamme sera souvent présentée comme bénéficiant des découvertes d’un puissant service de Recherche et Développement, mais parfois, la prétendue re-découverte d’une ancestrale recette oubliée, ou l’expérience personnelle « extraordinaire » du fondateur suffira. La moindre différence (même insignifiante) est donc élevée au rang d’innovation révolutionnaire, et le discours capitalise en boucle sur cet « avantage ».
La caution produit.
Elle donne une crédibilité incontournable. Dans l’idéal, elle est scientifique : médecins, dermatologues, diététiciens, kinés, chercheurs … et dans un monde parfait on décroche quelques labels, médailles ou prix de l’innovation décernés par des associations et groupements officiels … ou pas. A défaut, un témoignage d’utilisatrice ou de consommateur peut faire l’affaire. Madame X ou Monsieur Y viendront témoigner avec beaucoup de conviction de leur perte de poids, de leur peau de bébé retrouvée, de la maison luisante de propreté ou de leur meilleure santé.
Les clients.
C’est là que la réalité prend corps. On distingue deux marchés : celui des clients et celui des distributeurs … qui souvent se confondent. Pour ne pas tomber sous le coup de la loi condamnant la vente pyramidale, il est indispensable de pouvoir prouver l’existence de réels clients finaux. Mais la crise, le prix de ces produits et leur peu d’utilité, génère un turn-over de la clientèle qui rend le business de plus en plus difficile. Pour compenser, on incite donc les distributeurs actifs à développer leurs lignes de sous-distributeurs. Après avoir équipé sa mère, sa famille, ses amis, ses collègues et ses voisins, le distributeur ne trouve plus que lui-même. Quand le business est condamné à s’auto-alimenter, les vendeurs deviennent leurs premiers clients et doivent trouver de nouveaux distributeurs pour que la chaîne continue.
Le prix de vente :
Il est toujours très élevé, car il faut rémunérer beaucoup de gens. Le marketing multi-niveaux à un inconvénient : il est multi-niveaux. Il faut donc vous payer, payer vos distributeurs, payer les distributeurs de vos distributeurs, puis les distributeurs des distributeurs de vos distributeurs … Etc. … On estime que dans certaines configurations, 80% du prix de vente d’un produit est dédié à la rémunération du réseau. Bien sur, ceci se heurte à l’argument de vente : « chez nous c’est moins cher car nous n’avons aucun frais de distribution » (pas de boutique …). Sur ce qui reste, il faudra rémunérer le marketing, la recherche, l’administratif, les charges, les dirigeants, puis payer le transport, le conditionnement, la communication … Il reste bien peu d’argent pour le produit lui-même.
La rémunération du distributeur.
Les entreprises de marketing réseau sont devenues expertes en systèmes de rémunération. Leurs payplans devraient être décortiqués dans toutes les bonnes écoles de commerce. Le système est toujours complexe et peut associer jusqu’à quatre niveaux de rémunération :
- Un niveau individuel de commissionnement sur les ventes directes réalisées par le distributeur (niveau 1)
- Un commissionnement sur toutes les ventes réalisées par les autres distributeurs faisant partie de sa lignée descendante recrutée par lui (niveau 2)
- Une prime « de profondeur » incitant à multiplier le multi-niveau dans sa lignée (niveau 3)
- Une prime « de largeur » incitant à multiplier des lignées différentes n’ayant aucun rapport entre elles (niveau 4)
Il faut un certain temps au distributeur (souvent très ignorant des pratiques du commerce) pour comprendre comment il va être payé. Certains réseaux ajoutent des seuils minimum à atteindre, d’autres sont réputés pour leur capacité à changer les règles de rémunération en cours de route, et c’est rarement au profit du distributeur.
Faire tout payer :
C’est une règle simple : le distributeur étant indépendant, la totalité des charges liées à son fonctionnement lui incombe. Achat des échantillons et des produits de démonstration, frais de déplacements et d’hébergements, mais également plaquettes commerciales, bons de commandes, sans oublier sa participation financière aux ateliers, séminaires, formations, voyages d’étude …
Un tout petit quota de distributeurs peut bénéficier de cadeaux et de voyages de motivation offerts. C’est la vitrine à faire rêver …
La motivation des distributeurs.
Indissociable du marketing de réseau, elle permet à l’entreprise de perdurer et de se développer malgré l’érosion permanente des effectifs. Elle doit être constante et repose sur quatre piliers :
- La promesse d’une rémunération hors norme (généralement au moins égale à 5.000 € par mois) sans connaissances particulières et sans aucun investissement, et d’un mode de vie agréable. Celui d’un chef d’entreprise créateur de son activité (pas de management, peu de travail, la liberté)
- Le groupe et la joie d’intégrer un environnement convivial et solidaire dans lequel l’humain prend toute sa force. Ici, la notion d’élite, la certitude d’être dans le vrai et l’autisme au regard de toute critique, cimentent l’idée d’avoir emprunté LE chemin.
Les rituels vont se multiplier : ateliers, rencontres, séminaires, conférences … Les soirées et les week-ends du distributeur doivent être occupés pour le focaliser sur sa mission et renforcer son sentiment d’appartenance à la grande famille. L’esprit boyscout est le bienvenu et le recruteur de nouveaux distributeurs, à beau jeu d’expliquer qu’il aide en fait d’autres personnes à réussir dans la vie ! C’est noble et déculpabilisant de contribuer à créer de nouvelles entreprises.
Le groupe est toujours structuré et témoigne facilement d’une reconnaissance qui ne coûte pas grand chose. Selon ses performances, le distributeur gravira les échelons d’une hiérarchie bien établie, qui viendra récompenser ses efforts et lui apportera l’admiration de ses pairs. On n’est pas avare sur le vocabulaire : on peut devenir distributeur officier, star, coach, tuteur, directeur, associé, argent, or, platine, diamant … Pourquoi se priver ?
- Le témoignage de ceux qui réussissent et affichent des rémunérations (peu vérifiables) de plusieurs dizaines de milliers d’Euros par mois. Leur discours est limpide : chacun à le succès qu’il mérite à la mesure de son engagement, et ceux qui échouent sont des « petits » qui ne voulaient pas vraiment gagner. En réalité, ces élites font souvent partie des fondateurs de l’entreprise, ou au moins de sa direction.
A un niveau moindre, certains témoignages promettent un avenir plus accessible. Tel ancien chauffeur routier, ou telle ex-secrétaire expliqueront qu’ils ont multiplié par 4 ou par 6 leurs revenus, en travaillant à leur rythme trois heures par jour. Miracle des shows à l’américaine qui mettent en scène les réussites avec montée sur l’estrade en musique, médailles en chocolat et titres honorifiques.
- La pression. Appels, mails, réunions, entretiens, coaching … Plutôt légère au début, elle s’accroit avec l’usure de l’ancienneté. Course aux objectifs, aux quotas de vente, aux qualifications internes et à l’argent. Le miroir aux alouettes marche encore très bien au XXIème siècle.
Le statut :
C’est généralement celui de VDI qui est adopté (Vendeur à Domicile Indépendant). Peu taxé par les URSSAF, il est simple et le paiement des cotisations est géré par l’employeur. Il peut être conservé trois années ou plus, à condition de ne pas dépasser le seuil de 16.600€ de revenu par an. La rémunération n’est pas tout. Beaucoup de distributeurs espèrent trouver dans ce mode de distribution un vrai job, un statut social et une reconnaissance, qu’on leur accorde bien volontiers et bien facilement avec quelques titres pompeux et beaucoup de promesses.
En conclusion, constatons que l’existence de ces systèmes ne dérangerait personne, si ce n’était l’aveuglement incroyable dont font preuve souvent, ceux qui ont succombé à ces paillettes. Il leur faudra plusieurs mois ou années pour constater la stagnation de leurs revenus, admettre le poids des charges qu’ils assument et se libérer de l’emprise de ces mécaniques sur leur propre vie. Il y a décidement quelque chose de sectaire dans quelques uns de ces pièges affectifs.
Je m’étonne de constater que certaines de ces entreprises affichent librement leurs propositions sur des sites d’offres d’emplois ! Pas de rémunération fixe, aucune garantie ni engagement de l’entreprise. Sommes-nous toujours dans une offre d’emploi ?
Jusqu’où peut aller la crédulité ? Certains ont abandonné leur job pour cette forme de vente …
Dix NON pour une autre vie
Publié : 23 février 2013 Classé dans : Bonheur, Entreprise, Politique, Société | Tags: changement, France, gouvernement, le bonheur Poster un commentaire »
C’est une évidence, le monde change et nos terrains de jeux ne sont plus les mêmes. Ce qui a fait le bonheur de nos ancêtres ne fonctionne plus et de nouvelles règles animent désormais nos espérances.
A un moment où les Politiques, les Financiers, les Patrons « à l’ancienne » et les Religieux « des années 80 » sont de plus en plus contestés et de moins en moins suivis, les femmes et les hommes d’aujourd’hui recherchent de nouvelles valeurs. Une chose est certaine : notre société refuse de plus en plus ses propres dérives insupportables. L’arrogance, le gaspillage et le mensonge passent de mode.
Voici dix propositions pour une juste indignation :
Non à la complexité croissante de notre société
Soyons simples.
Rester fluide et léger, pour être entendu rapidement et sans effort. Ne pas créer de processus ou de structures inutiles qui excluent et déresponsabilisent. Oter le pouvoir à ceux qui compliquent tout pour nous empêcher de comprendre et … conserver leur pouvoir.
Non au gaspillage et à l’abondance inutile
Devenons minimalistes.
Économiser les ressources, ne pas gaspiller, produire low-cost et préserver la planète. Refuser de travailler uniquement pour consommer et se souvenir que son propre bonheur est préférable à la croissance des autres. Etre, plutôt qu’avoir.
Non au bling-bling et au paraître
Soyons pragmatiques.
Aller à l’essentiel, privilégier l’utile et le concret, faire tomber les décors coûteux. Ne plus se laisser impressionner par les paillettes et rechercher le fond derrière la forme. Etre, plutôt que paraître.
Non à la langue de bois et au mensonge
Soyons vrai.
Ne pas mentir, rester « cash » et crédible, ne pas faire perdre de temps aux autres en créant de fausses pistes. S’indigner contre les promesses sans suite et abandonner les menteurs à leurs faux destins.
Non à l’égoïsme et au corporatisme
Apportons nos contributions.
Notre communauté nous le rendra. Donner, partager, échanger et se révolter contre les lobbys économiques qui s’approprient le bien commun.
Non à la routine et au recyclage d’idées
Innovons.
Faire autrement, être créatif et différent, sortir des chemins tracés pour nous, par d’autres. Oser déplaire.
Non à l’isolement
Développons notre relationnel
Communiquer physiquement, rester connectés, créer de nouvelles communautés, mettre en échec ceux qui veulent diviser pour mieux régner.
Non à la pression médiatique
Prenons du recul
Lever la tête, penser au-delà des débats médiatisés qui nous font refaire ce que nous savions déjà faire. Ne pas se laisser manipuler par ceux qui affirment qu’il n’existe pas d’autres solutions que les leurs.
Non au mépris et à la perte de valeurs
Respectons
Les autres et ce qu’ils croient. Conservons ce que d’autres ont créé avant nous et qu’ils nous ont légué. Respectons pour être respectés, mais éliminons de notre environnement ceux qui ne nous respectent plus.
Non au pessimisme et à la peur
Ayons confiance
Espérer en nous, créer nos chances, nous faire confiance, rester positif et savoir qu’il existe toujours d’autres voies. Devenir enfin les acteurs engagés de notre vrai changement.
J’ai (presque) coaché François Hollande
Publié : 22 février 2013 Classé dans : Faux témoignages, Humour, People, Politique Poster un commentaire »
L’huissier de l’Elysée me met de suite à l’aise :
- Je vais vous introduire.
En cette époque de débat sur le mariage homosexuel, la réplique me semble d’actualité. Je décide néanmoins de suivre l’homme à la grosse queue de pie, dont l’énorme médaille produit un bruyant bling-bling qui n’est pas sans rappeler le précédant occupant des lieux. Le petit salon où l’on me fait entrer est tapissé d’adorables dorures bleu-blanc-rouge et les accessoires de mon futur petit-déjeuner avec le Président sont disposés sur une table basse. Il y a là du pain de Corrèze, du beurre de banlieue, un fromage de Hollande et pour lecture, un catalogue de la Maison de Valérie.
- Vous devrez surement attendre un peu. Monsieur Mitter…, pardon, Monsieur Hollande n’est pas toujours à l’heure.
Ainsi prévenu, j’ai patienté sans énervement. Moins de trois heures plus tard, le Président fait son entrée et je suis un peu déçu. Moi qui espérais le surprendre dans son intimité, je trouve un Président habillé en uniforme de Président. Costume noir et cravate en biais, sur fond de poignet de chemise dépassant de la veste. L’homme est souriant et m’invite à m’asseoir d’un geste affable. Pour briser la glace, nous échangeons quelques propos anodins sur la pluie et les orages, et les conséquences des indices post-keynésiens sur la demande agrégée.
Au moment où François (je me suis autorisé en moi-même à l’appeler François), commence à se tartiner avec application la miche avec son Laguiole de fonction à lame d’argent, une bourrasque fait une soudaine apparition dans le salon. J’ai juste le temps de me lever, de tendre une main vers celle que l’on me tend, de me faire écraser trois phalanges (six jours d’arrêt médical d’écriture) et de reconnaître Valérie, la compagne de mon interlocuteur en tenue de tenniswoman. Elle se penche vers François et lui arrache des mains sa tranche beurrée.
- Çà suffit ! Tu as déjà repris cinq kilos ! Bon, j’y vais, j’ai un match à Paris.
- Puis elle sort, mordant dans le pain tout en criant par-dessus son épaule (c’est un exercice difficile que seule les premières dames peuvent réussir) " Hé bien, elle est royalement beurrée ta tartine, à croire que tu n’as aucun désir d’avenir !"
Un peu gêné, je décide de poser ma première question :
- Monsieur le Président …
- Appelez-moi François …
- (Ah, enfin …) Avec plaisir François, pour entrer dans notre sujet de façon très directe, comment expliquez-vous la chute brutale de votre popularité ?
- Heu … heu … C’est très simple, les français sont comme moi. Ils sont au régime mais n’ont pas envie … Vous voyez, ils s’étaient préparés des tartines de beurre et je suis venu leur prendre. Sans les prévenir, alors ils ne sont pas contents.
Pour osée qu’elle soit, l’allégorie me parait exacte. Je considère avec un peu de compassion mon vis-à-vis qui touille avec tristesse son café-sucrettes sans tartine, et c’est avec hésitation que j’avance vers la deuxième étape.
- Vous vous apprêtez à finaliser l’une de vos promesses de campagne …
- Ah bon ? Laquelle ?
- Celle concernant le mariage pour tous. Pour mieux comprendre vos motivations, d’où vous vient cette conviction de devoir autoriser l’union entre homosexuels ?
Il jette un regard prudent par-dessus son épaule, et baisse la voix :
- Ce n’est pas tellement que je sois pour le mariage homosexuel, c’est surtout que je ne souhaite pas imposer à tous le mariage hétéro. Moi, j’ai réussi à y échapper, mais je me mets à la place des autres. Si vous saviez ! … Ségolène, Valérie, Martine, Angéla …
Décidemment, l’homme m’est solidairement de plus en plus sympathique. J’opine du chef (ce qui semble lui faire du bien), mais comme je me prépare à poursuivre, il me signifie d’un geste que l’entretien touche à sa fin. Du reste, il a terminé son café et lèche consciencieusement le reste de beurre collé sur la lame de son couteau.
- Je voudrais vous remercier de ce premier entretien François, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette intimité élyséenne et je pense que nous allons faire une excellent travail ensemble. Je me dis que çà ne doit pas être toujours facile pour vous …
Il étouffe un sanglot, se redresse et pose sur moi un regard affamé.
- Le plus dur voyez-vous, c’est de penser à tous ces problèmes insolubles : le chômage, le Mali, l’économie au fond du gouffre, mes promesses à tenir …. Vous allez m’aider ?
Avec un peu d’émotion, je sers une dernière fois la main présidentielle collante, mais qui sent si bon le terroir et les grands destins ! A bientôt François.
A-t-on besoin des consultants ?
Publié : 14 février 2013 Classé dans : Entreprise, Politique, Société, Travail | Tags: consultant, enarque, entreprise Poster un commentaire »
Souvent moqués pour leur approche trop intellectuelle, les consultants « professionnels » sont-ils encore utiles aux entreprises ? A un moment ou la crise rend les objectifs plus ambitieux et les ressources encore plus tendues, les décideurs s’orientent résolument vers la recherche de solutions concrètes, efficientes à court terme.
Les concepts incertains et les théories couteuses soutenues par d’interminables power-points incompréhensibles, ont vécus. Les équipes opérationnelles de production, comme de vente et de gestion, ont besoin d’outils pragmatiques qui leur soient utiles au quotidien.
Aux yeux des managers confrontés aux difficultés de la vraie vie, les consultants brillants qui hantent certains cabinets de consulting, souffrent trop souvent du « syndrome de l’Enarque ». C’est le même malaise que vivent aujourd’hui des politiques, trop isolés des réalités populaires par leur vision lointaine et globalisante du terrain. Un décalage qui nous mène avec beaucoup de méthode à la faillite.
La crise aura peut-être le mérite de remettre du bon sens dans la gouvernance des entreprises comme dans l’Etat, en privilégiant le fond plutôt que la forme. Quand on mettra au pouvoir des femmes et des hommes qui savent œuvrer aux niveaux auxquels les choses se passent, ce sera toute la transformation d’un certain état d’esprit qui se mettra en marche. Quand les recommandations usines-à-gaz pondues (et facturées) au kilomètre laisseront leur place à de modeste recettes de cuisine pragmatiques, simples et innovantes, c’est le vrai changement qui ira dans le bon sens, maintenant.
En entreprise comme en politique, les vieux modèles compliqués ne servent plus qu’à rassurer encore un peu, ceux qui vont bientôt disparaître. L’heure n’est plus aux consultants théoriciens, mais aux coachs opérationnels et pragmatiques.

